Sécurité alimentaire : la FAO prône une meilleure gouvernance

Le Comité de la sécurité alimentaire (CSA) de la FAO a ouvert ce lundi à Rome sa session annuelle. La réunion intergouvernementale intervient dans un contexte de nouvelles hausses des prix alimentaires mondiaux qui pèsent sur la sécurité alimentaire.

CFS to be the cornerstone of global food security

CFS to be the cornerstone of global food security

Ouvrant les travaux, le Directeur général de la FAO Jacques Diouf a souligné que la lutte contre la faim exige à la fois des solutions mondiales et locales.

Depuis sa dernière session en octobre 2009, le CSA a fait l’objet d’une vaste réforme dans le but d’en faire la plateforme internationale et intergouvernementale la plus inclusive permettant aux acteurs concernés de se concerter pour assurer la sécurité alimentaire et la nutrition pour tous. En sa qualité de clé de voûte de la gouvernance mondiale en matière d’agriculture et de sécurité alimentaire, le CSA va gagner en efficacité pour affronter les enjeux liés à la sécurité alimentaire.

La première session suivant la réforme du CSA voit la participation d’un groupe élargi de parties prenantes telles qu’ONG, organisations de la société civile, autres organes des Nations Unies, secteur privé et représentants d’associations philanthropiques.

Par ailleurs, le Comité bénéficie des conseils d’un Groupe d’experts de haut niveau dans divers domaines liés à la sécurité alimentaire et à la nutrition. Au niveau opérationnel, le Secrétariat du CSA est désormais constitué de membres des trois organisations de Rome s’occupant d’alimentation et d’agriculture: la FAO, le FIDA et le PAM.

En préalable à cette réunion, la FAO a publié un rapport listant 22 pays particulièrement vulnérables, confrontés à des difficultés colossales, telles que les crises alimentaires à répétition et la prévalence extrêmement élevée de la faim, dues à l’effet combiné des catastrophes naturelles, des conflits et de la faiblesse des institutions. Ces pays se trouvent en situation de «crise prolongée», expliquait la FAO dans son rapport L’Etat de l’insécurité alimentaire dans le monde 2010 publié au début du mois avec le Programme alimentaire mondial (PAM).

L’étude soulignait le fait que la faim chronique et l’insécurité alimentaire sont les caractéristiques les plus communes d’une crise prolongée. En moyenne, le pourcentage d’individus sous-alimentés dans les pays confrontés à ces problèmes complexes est presque trois fois plus élevé que dans les autres pays en développement.

Plus de 166 millions de personnes sous-alimentées vivent dans des pays confrontés à des crises prolongées, soit environ 20 pour cent du nombre total de victimes de la sous-alimentation dans le monde, ou plus d’un tiers du total en excluant les grands pays comme la Chine et l’Inde.

(Extrait sonore : Jean Balié, économiste à la FAO)

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20/10/2017
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