RDC : pour Roger Meece les violences à l'est occultent le rétablissement du pays

Le Conseil de sécurité a entendu ce matin, le nouveau Représentant spécial des Nations Unies en République du Congo (RDC). Au cours de sa première intervention devant les quinze, Roger Meece, a largement insisté sur la situation à l'est de la RDC, situation dominée par les viols et autres violences contre les populations civiles.

Le conseil de sécurité

Le conseil de sécurité

Roger Meece a pourtant indiqué que dès son arrivée et sa prise de fonctions à Kinshasa, il y a près de trois mois, il s’est fixé comme priorité immédiate de nouer un dialogue constant et constructif avec le gouvernement de la RDC. Il a expliqué que durant sa période de mise en place a été interrompue à la suite de l’escalade de la violence et d’une série d’événements graves survenus au Nord-Kivu, à l’est du pays. Il a donc du se résoudre à passer une bonne partie de cette période, sur place, à l’est du pays.

Le diplomate américain estime cependant que le dialogue avec les autorités gouvernementales a débuté sur une bonne base, même si beaucoup de travail reste encore à accomplir. Selon lui, il s’agit d’un effort indispensable pour les opérations à court, à moyen et à plus long terme de la MONUSCO, l’opération des Nations Unies qu’il dirige, que ce soit dans les domaines de la sécurité, de l’aide humanitaire ou de la stabilisation.

L’audition de Roger Meece, intervient moins de 24 heures après celle de Margot Wallström. La Représentante spéciale de l’ONU pour les violences sexuelles dans les conflits a dressé le bilan de sa dernière visite en République démocratique du Congo (RDC) du 27 septembre au 3 octobre, au cours de laquelle elle s’est notamment rendue dans le territoire de Walikale au Nord Kivu, où des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et des milices Maï-Maï ont perpétrés des viols de masse fin juillet-début août.

« Un rat mort vaut plus que le corps d’une femme », a-t-elle encore déclaré devant les membres du Conseil, citant les propos d’une jeune victime rencontrée à Walikale et qui résument, selon elle, « la manière dont les violations des droits de l’homme à l’encontre des femmes sont encore en bas de la fausse hiérarchie des horreurs de la guerre ».

Margot Wallström a ensuite développé plusieurs points pour éviter la reproduction des tels viols de masse en RDC, en tête desquels figurent la lutte contre l’impunité et l’augmentation du « coût » des viols.

(Extrait sonore : Roger Meece, Représentant spécial des Nations Unies en RDC, chef de la MONUSCO)


LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...