PAM : réduction des risques d'insécurité alimentaire

Le spectre de la famine s'éloigne du Sahel en raison des pluies abondantes tombées au Tchad mais les effets de la crise alimentaire seront encore visibles en 2011, a indiqué le Programme alimentaire mondial.


L’action combinée des humanitaires et du gouvernement en matière de distribution de vivres et la mise en place de centres nutritionnels supplémentaires a également permis de réduire les risques d’insécurité alimentaire, a expliqué Jean-Luc Siblot, le chef du bureau du PAM au Tchad.

En dépit de l’action des humanitaires pour enrayer la crise alimentaire dans la région sahélienne, « la situation reste extrêmement fragile dans cette partie de l’Afrique qui est régulièrement soumise aux inondations et sécheresses qui expose les populations à une insécurité alimentaire quasi-permanente, a-t-il averti.

Afin de prévenir une nouvelle crise, Jean-Luc Siblot souhaite que soient mis en place des mécanismes permettant d’y remédier très rapidement. Cela passe par des systèmes d’alerte précoce, l’aménagement du secteur agricole ainsi qu’une nouvelle gestion de l’activité pastorale, a précisé le responsable onusien.
Dix millions de Sahéliens étaient menacés de malnutrition avant les récoltes, qui doivent avoir lieu dans quelques semaines, et les organisations humanitaires ont dû lancer des appels aux dons pour faire face aux pénuries. Le PAM, qui évaluait les besoins à 100.000 tonnes de nourriture, n’a pu en collecter que 70.000, faute de dons.

(Extrait sonore : Jean-Luc Siblot,chef du bureau du PAM au Tchad ;propos recueillis par Martial Assème)

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18/10/2017
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