L’Iran propose de proclamer 2011, Année du désarmement nucléaire

Le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad a accusé jeudi les Etats disposant de l'arme atomique d'avoir « assimilé l'énergie nucléaire à la bombe atomique », d'avoir « empêché l'accès à cette énergie à la plupart des pays en établissant un monopole et en faisant pression sur l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) », alors qu'eux-mêmes « continuaient de maintenir et d'améliorer leurs propres arsenaux nucléaires ».

Mahmoud Ahmedinejad

Mahmoud Ahmedinejad

S’exprimant lors du débat annuel de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, Mahmoud. Ahmadinejad a souligné que « l’énergie nucléaire était propre et bon marché », qu’elle représentait « l’alternative la plus adaptée pour réduire la pollution des énergies fossiles ».

Le Traité de non prolifération des armes nucléaires (TNP), que l’Iran a ratifié, « autorise tous les Etat parties à utiliser l’énergie nucléaire sans limites », a rappelé le Président iranien. Or, pour le Président iranien, et je cite « non seulement le désarmement nucléaire n’a pas été réalisé, mais les armes nucléaires ont continué à proliférer dans certaines régions, dont le régime sioniste », fin de citation.

Se basant sur ce constat, il estimé que « les Nations Unies avaient été incapables de mener la moindre action constructive ». Il a donc proposé de proclamer l’année 2011, « l’Année du désarmement nucléaire », avec le slogan « L’énergie nucléaire pour tous, l’arme nucléaire pour personne ».

Le Président iranien est ensuite revenu sur la « Déclaration de Téhéran », signée le 7 mai dernier par l’Iran, la Turquie et le Brésil. Elle prévoit que l’Iran transporte 1.200 tonnes d’uranium enrichi à 3,5% en Turquie, et reçoive en retour de l’uranium enrichi à 20% pour un réacteur de recherche civile à Téhéran. Cet accord tripartite n’a pas empêché le Conseil de sécurité de l’ONU de voter quelques jours plus tard de nouvelles sanctions contre l’Iran, estimant qu’il continuait de ne pas respecter ses obligations de transparence et de coopération prévu par le TNP.

Pour le Président iranien, cet accord est « une énorme étape dans les efforts déployés pour construire des relations de confiance ». Estimant ensuite que la Déclaration avait provoqué « une réaction inappropriée de la part de certains Etats », il a dénoncé « une résolution illégale » du Conseil de sécurité et fait valoir que « l’accord était toujours valable ».

Il a ensuite rejeté les accusations selon lesquelles son pays ne se conformerait pas aux règles de l’AIEA, il a redit que l’Iran ne s’était « jamais soumis à des pressions illégales et ne le ferait jamais ».


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23/10/2017
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