Assemblée générale : la place de l’ONU dans la gouvernance mondiale, selon Wade

Le Président du Sénégal, a évoqué le 23 septembre dans son discours à la soixante cinquième session de l'Assemblée générale des Nations Unies « la place de l'ONU dans la gouvernance mondiale ». À son avis, la question n'est pas de savoir si l'ONU a concouru à l'amélioration de la gouvernance mondiale mais plutôt comment rendre son action plus utile et plus efficace dans les bouleversements inédits qui agitent le monde.

La réforme du Conseil de sécurité se négocie depuis 17 ans sans une perspective réelle de consensus. Il n’est pas possible, selon lui, de concevoir un rôle crédible pour l’ONU dans la gouvernance mondiale sans que l’Afrique, qui compose plus du quart de ses effectifs et occupe 70% des questions à l’ordre du jour du Conseil, ne dispose d’un siège permanent. Le Sénégal propose qu’il soit octroyé à ce continent un siège permanent avec droit de veto.

Par ailleurs, Abdoulaye Wade juge que la Cour pénale internationale (CPI) ne sera jamais crédible si le Président du Soudan, Omar El Bashir, doit être le seul poursuivi avec « un empressement suspect ». Le Président Wade a indiqué que la CPI doit refléter les principes agréés par les Nations Unies dans les domaines des droits de l’homme: l’universalité, l’objectivité, la non-sélectivité et l’impartialité.

Concernant l’environnement, le Président du Sénégal poursuit ses efforts notamment dans le cadre du projet d’édification de la grande muraille verte le long de la zone sahélo-saharienne, de Dakar à Djibouti. Il a cité un certain nombre d’initiatives mises en œuvre au Sénégal qui montrent la nécessité de recourir à l’innovation pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

(Extrait sonore : Abdoulaye Wade, Président du Sénégal)

LE DERNIER JOURNAL
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23/10/2017
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