Pakistan: mobilisation accrue pour une crise aggravée

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Natiosn Unies (OCHA) souligne que les agences du système des Nations Unies redoublent d'efforts pour fournir de l'aide aux millions de sinistrés pakistanais. La communauté internationale se mobilise chaque jour davantage pour tenter de rassembler les 460 millions de dollars nécessaires aux secours d'urgence. Jusqu'à présent, seulement 55% de cette somme a été collectée.

Chaque jour, les humanitaires constatent les conséquences dévastatrices des destructions des maisons, des infrastructures et des récoltes alors que la FAO chiffre à au moins 200 000 le nombre de tête de bétail disparues, notamment des vaches, des buffles, des moutons et des chèvres.

L’OCHA met l’accent sur le nombre croissant de victimes, notamment parmi la population vulnérable. Ainsi près de 7 millions d’enfants ont été recensés parmi les personnes ayant besoin d’assistance. Pour sa part, le Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Anthony Lake, a déploré le manque de fonds « qui limite la capacité de l’UNICEF à sauver des vies alors que la crise empire ».

L’agence onusienne fournit déjà quotidiennement de l’eau potable pour 1,5 million de sinistrés. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a acheminé des rations alimentaires à 1,2 million de personnes. Cependant, la demande augmente chaque jour. Environ 8 millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire, d’eau potable, d’abris et 14 millions ont besoin d’aide médicale, notamment les enfants et les femmes enceintes.

Avec 1,7 million de réfugiés afghans, le Pakistan a l’une des plus grandes populations de réfugiés au monde. Plus de 1,5 million de ces réfugiés vivent dans les zones affectées et des dizaines de village de réfugiés afghans ont été dévastés », souligne de son côté le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Une grande partie des camps de réfugiés ont été créés il y a plus de 30 ans après l’invasion de l’Afghanistan par l’armée soviétique. A cette époque les camps étaient situés dans des zones isolées ou aux abords des villes. Avec le temps et la croissance des villes, ces terrains ont pris de la valeur explique le HCR. Dans la zone de Peshawar, le HCR a répertorié de nombreux cas de pression sur les refugiés afghans pour les forcer à quitter leurs camps.

(Extrait sonore : Elisabeth Byrs, porte-parole de la Coordination des affaires humanitaires de l’ONU)


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11/12/2017
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