Catastrophes naturelles: réduire la présence massive de population dans les zones à risque

Selon Salvano Briceno, le Directeur de la Stratégie internationale pour la réduction des catastrophes de l'ONU, les constructions sur les rives des fleuves au Pakistan ont amplifié les conséquences humaines du désastre. C'est ce qu'il a notamment déclaré lors d'une conférence de presse ce vendredi à Genève. D'après lui, cette présence massive de populations dans des zones à risque est source de préoccupation. Pour éviter les drames, il faut que les gouvernements adoptent des politiques de prévention en tenant compte l'impact social de la croissance urbaine.

Si les gens ne s’étaient pas installés sur les bords des fleuves, la catastrophe aurait été de plus petite ampleur. C’est la principale cause de la catastrophe”, a expliqué Salvano Briceno.

Le cas du Pakistan n’est pas isolé, selon l’expert qui a également cité les glissements de terrain en Chine, les incendies en Russie et la sécheresse au Niger. “Il y a clairement une responsabilité humaine dans la fabrication des catastrophes, les catastrophes ne sont pas naturelles”, a signalé M. Briceno.

Il a d’ailleurs invité les autorités, les agences humanitaires, les donateurs et les sinistrés à tout faire pour que les habitants ne soient pas relogés dans des zones à risques.

(Interview: Salvano Briceno, Directeur de la stratégie internationale pour la réduction des catastrophes de l’ONU; propos recueillis par Alpha Diallo)

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17/10/2017
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