Afrique : l’état civil, enjeu de bonne gouvernance

Réunis au centre de conférence de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) à Addis-Abeba, en Ethiopie, des experts en statistiques ont été appelés à présenter des « recommandations pratiques » pour l'amélioration de l'état civil et des statistiques, véritable enjeu de la mise en œuvre des politiques publiques en Afrique.

« Ces systèmes contribuent à l’efficacité de la gouvernance », a déclaré le ministre éthiopien de la Justice Hailu Berhan. Il a appelé les experts à fournir des mesures concrètes lors de la séance préparatoire de la première Conférence des ministres africains chargés de l’Etat civil qui se tiendra du 13 au 14 août à Addis-Abeba.

Il a insisté sur la nécessité croissante d’améliorer les systèmes statistiques nationaux. Ces données statistiques sont indispensables pour prendre des décisions et mettre en place des politiques publiques. La Conférence des ministres devrait permettre de jeter les bases d’un système d’administration publique moderne en Afrique. Le continent souffre d’un manque de statistiques démographiques et sanitaires et de systèmes de gestion de l’information actualisés, universels et durables.

Un grand nombre d’Africains viennent au monde, vivent et meurent sans laisser aucune trace dans un registre juridique ou statistique, tout simplement parce que la plupart des pays africains ne disposent pas de systèmes efficaces, juridiques ou statistiques, pour l’enregistrement des naissances, des décès, des mariages et des divorces.

Les statistiques fournies par les systèmes d’enregistrement de l’état civil sont les pierres angulaires pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et d’en assurer le suivi.
La réunion préparatoire qui se déroule du 10 au 12 août, a pour objectif de proposer un programme d’action régional qui soit adopté par les ministres africains. La conférence est organisée par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), la Commission de l’Union africaine et la Banque africaine de développement (BAD).

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)


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14/12/2017
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