Prévention des conflits : l'Afrique doit s'approprier les outils

Le Conseil de sécurité a débattu ce matin, à l'initiative de la présidence nigériane, de l'optimisation des outils de la diplomatie préventive en Afrique, en vue de renforcer le maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Gérard Araud

Gérard Araud

Le Conseil a entendu plusieurs intervenants notamment la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Asha Rose Migiro avant de donner la parole à ses membres. Parmi eux, la France, représentée par l’Ambassadeur Gérard Araud qui n’a pas manqué de rappeler que malgré l’appropriation africaine de la prévention des conflits, l’Afrique accueille encore aujourd’hui la moitié des opérations de maintien de la paix des Nations Unies pour près de 75% des effectifs déployés.

Dans ce contexte, la prévention des conflits constitue un enjeu majeur. Elle présente l’avantage déterminant, sur la gestion traditionnelle des conflits, d’éviter les pertes humaines, tant des belligérants que des civils, ainsi que l’enchaînement de déplacements de populations, des destructions économiques qui accompagne toujours les confits.

Par ailleurs dans le contexte de rigueur budgétaire, le coût du déploiement des opérations de maintien de la paix est de plus en plus difficile à prendre en charge.

Le diplomate français a aussi insisté sur le rôle majeur de l’information. Selon lui, la prévention des conflits commence par l’échange de données. Pour les obtenir, il importe que le Conseil de sécurité puisse bénéficier de briefings réguliers et dès qu’il estime nécessaire de la part du Secrétariat, afin d’être en mesure de déployer au plus tôt et de façon concertée l’ensemble des outils à sa disposition. Des outils qui ont prouvé leur efficacité, comme dans le cas du règlement de conflit entre le Nigéria et le Cameroun sur la presqu’île de Bakassi.

(Extrait sonore : Gérard Araud, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies)


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15/12/2017
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