Parlements : garantir la responsabilité démocratique

La troisième Conférence mondiale des Présidents de parlement, véritable sommet mondial axé sur la démocratie, sur le rôle des institutions législatives et sur les relations qu'elles entretiennent avec les Nations Unies, a ouvert ce lundi, à Genève, ses travaux. La Conférence 2010, organisée jusqu'au 21 juillet sous l'égide de l'Union interparlementaire (UIP), a pour thème: ''Les parlements dans un monde en crise : garantir la responsabilité démocratique mondiale pour le bien commun''.

Comme le veut tant le protocole que la coutume l’honneur de lancer le débat est revenu à Pascale Bruderer, la Présidente du Conseil national de la Suisse, le pays hôte. Rappelant que nombreux sont ceux qui ont commencé leur carrière politique au sein d’une commune ou d’une région avant de rejoindre le parlement national, Pascale Bruderer s’est demandée si pour autant, les parlementaires sont capables de dépasser la dimension nationale pour envisager la démocratie au niveau international.

Car la Présidente du Conseil national de la Suisse se veut pragmatique et surtout se défend de lancer des idées fumeuses sur la création d’un parlement mondial. Aussi propose-t-elle l’élargissement au niveau supranational d’une haute surveillance parlementaire qui permettrait de suivre de façon critique et constructive l’action gouvernementale à l’échelle internationale.

De son côté, Rose Mukantabana, la Présidente de la Chambre des députés du Rwanda, chargée de préparer un rapport sur les normes mondiales pour la démocratisation des parlements, est aussi intervenue. Elle a proposé l’instauration d’un mécanisme de mise en commun des expériences et des bonnes pratiques, mécanisme qui serait profitable à tous les parlements. Elle a aussi insisté sur les principes de la responsabilité et l’obligation de rendre des comptes, tant pour les gouvernements que pour les parlements.

Rose Mukantabana a souligné, par ailleurs, l’importance de continuer d’adapter les parlements aux exigences d’un monde en plein évolution. ”La démocratisation ne se fait pas en un jour”, a-t-elle déclaré. ”C’est un processus continu, susceptible d’amélioration’, a-t-elle ajouté, avant de conclure que l’UIP est un cadre de premier plan pour la promotion de la démocratie par le biais des parlements.

(Mise en perspective : Jérôme Longué; avec des extraits sonores des interventions de Pascale Bruderer, Présidente du Conseil national de la Suisse, et de Rose Mukantabana, Présidente de la Chambre des députés du Rwanda)


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19/10/2017
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