Maintien de la paix : nouvel inventaire pour protéger les femmes en zones troubles

L'arrêt de l'utilisation de la violence sexuelle comme tactique de guerre est un souhait qui pourrait se concrétiser grâce à plusieurs mesures prises au niveau des gouvernements, des entités régionales et des organisations internationales.

C’est dans cette perspective que les Nations Unies viennent de lancer un nouvel outil visant à prévenir les violences sexuelles en temps de conflit.

Il s’agit d’un inventaire analytique des opérations de maintien de la paix. Un document qui rassemble les meilleures pratiques en vue d’une réponse plus efficace aux préoccupations des soldats de la paix.

Financé par l’Organisme d’aide du gouvernement australien (AusAID), l’inventaire est une collaboration entre le Département de maintien de la paix des Nations Unies et le Fonds des Nations Unies pour la femme (UNIFEM).

L’inventaire est un récapitulatif des efforts déployés par les casques bleus, en vue de contrecarrer et de répondre à la violence sexuelle généralisée et systématique. Il fait partie d’un programme plus vaste visant à améliorer leurs capacités à protéger les civils. Il analyse des exemples où le viol a été résistant à des stratégies traditionnelles de protection, longtemps après les armes se soient tues. Il fait des recommandations pour mieux prévenir les risques prévisibles, tels que le viol dans le cadre des attaques de représailles ou lorsque les femmes quittent les sites ou camps de regroupements pour ramasser du bois de chauffage.

S’exprimant à ce sujet, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la lutte contre la violence sexuelle dans les conflits armés, Margot Wallström, a déclaré que pour passer des bonnes intentions aux bonnes pratiques, les Casques bleus doivent s’armer de bons exemples et d’informations pour les aider à fonctionner plus efficacement sur le terrain.

Margot Wallström, veut mettre en exergue des expériences réussites de protection des femmes dans les conflits, pour montrer au monde que le viol n’est pas un sous-produit inévitable de la guerre, mais un crime qui peut être arrêté si nous mettons à contribution les compétences nécessaires et avons la bonne volonté de le faire.

(Extrait sonore Margot Wallström, Représentante spéciale de Ban Ki-moon pour la lutte contre la violences xuelle dans les conflits ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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16/10/2017
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