Guinée-Bissau : protéger les institutions et achever les réformes

Le Conseil de sécurité a examiné ce matin la situation en Guinée-Bissau. Sous la présidence du Nigéria, les quinze ont entendu Joseph Mutaboba, le Représentant des Nations Unies à Bissau et chef du Bureau de l'ONU pour la consolidation de la paix dans le pays qui a présenté le dernier rapport du Secrétaire général.

Le Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité

Dans son dernier rapport, Ban Ki-moon, se dit préoccupé par la faiblesse du dispositif de sécurité mis en place pour protéger les institutions de l’Etat et les responsables nationaux en Guinée-Bissau. Selon lui, la brève détention, le 1er avril dernier du Premier Ministre, du chef d’état-major et autres officiers par des membres des forces armées, a constitué un revers majeur pour le processus de consolidation de la stabilité, à la suite du rétablissement complet de l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau après l’élection présidentielle de 2009. De plus, la violation sans précédent des locaux des Nations Unies, le même jour, par des éléments de l’armée est inacceptable et condamnable.

Selon Ban Ki-moon, les progrès importants accomplis par le gouvernement et le peuple bissau-guinéens vers le renforcement des institutions démocratiques et l’exécution des réformes essentielles pourraient rapidement être compromis si les principales parties prenantes n’apportent pas de changements radicaux pour faire avancer les réformes, y compris celle des secteurs de la défense et de la sécurité. Aussi, importe-t-il que toutes les institutions de l’État poursuivent leur dialogue et entretiennent des rapports fonctionnels.
En ce sens, le Secrétaire général juge encourageante l’initiative du Président Malam Bacai Sanha visant à associer les parties prenantes nationales pour résoudre la crise.

Lors de cette même réunion, les quinze ont entendu la Représentante permanente du Brésil auprès des Nations Unies, Maria Luiza Ribeiro Viotti, en sa capacité de Présidente de la configuration de la Commission de la consolidation de la paix chargée de la Guinée-Bissau, ainsi qu’Adelino Mano Qeta. Le Ministre bissau-guinéen des affaires étrangères a estimé que les attentes de la population ne sauraient être une fois de plus repoussées. L’État de droit et la démocratie ne peuvent en effet être sans arrêt remis en cause. De même, la réforme des forces armées n’a que trop attendu. Enfin le gouvernement s’engage à poursuivre sa lutte contre le trafic des drogues.

(Mise en perspective: Jérôme Longué)


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17/10/2017
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