Faune : faire face aux raids d’éléphants et d’hippopotames

Avec une population mondiale qui croît au rythme d'environ 75 millions de personnes par an, l'homme et la faune sauvage se disputent de plus en plus l'espace vital, accroissant d'autant les risques de conflits, les menaces aux vies humaines et aux moyens d'existence, explique la FAO, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Aujourd’hui les choses se compliquent en particulier en Afrique. La population du continent, qui renferme les plus vastes réserves de faune sauvage de la planète, passera d’un à deux milliards d’habitants au cours des 40 prochaines années.

La FAO propose un ensemble d’outils pour protéger les populations, leur bétail et leurs cultures des animaux, mais aussi à protéger les animaux de l’homme.
Parmi ces outils des pistolets en plastique tirant des balles de ping-pong contenant des concentrés de piment pour faire fuir les éléphants qui sont particulièrement friands de cultures comme le maïs et le manioc. On peut décourager les hippopotames qui, comme les éléphants, aiment s’attaquer aux cultures la nuit, en les éblouissant avec un projecteur. Les crocodiles sont moins susceptibles d’attaquer l’homme ou le bétail s’ils disposent de stocks abondants de poisson. Eviter la surpêche serait donc un moyen d’atténuer le danger.

D’une façon générale, le meilleur moyen de réduire les problèmes auxquels est confronté l’homme avec la faune sauvage – et vice versa – consiste à éduquer les agriculteurs et les villageois, ainsi que les responsables politiques, pour qu’ils considèrent les animaux comme un atout plutôt que comme une menace à éliminer.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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20/10/2017
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