Biodiversité : l’acteur Ed Norton nommé Ambassadeur de bonne volonté

A l'occasion de l'Année internationale de la biodiversité, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a nommé jeudi Ambassadeur de bonne volonté pour la biodiversité l'acteur de cinéma américain Edward Norton, deux fois nominé aux Oscars.

Edward Norton et Ban Ki-moon

Edward Norton et Ban Ki-moon

Avec sa capacité à attirer l’attention du grand public et à mobiliser des soutiens financiers pour la conservation de l’environnement et d’autres causes philanthropiques, Edward Norton rejoint d’autres célébrités qui ont mis leur notoriété au service de l’ONU pour aider à accroître la sensibilisation de l’opinion publique mondiale aux activités et aux idéaux de l’ONU.

Acteur de renommée internationale pour ses rôles dans « Tout le monde dit I love you » (Woody Allen), « American History X », « Fight Club », « Kingdom of Heaven » (Ridley Scott), « L’Illusionniste » ou « L’incroyable Hulk », Edward Norton utilise depuis longtemps déjà sa notoriété pour mettre sous les projecteurs les efforts de conservation de l’environnement auxquels il participe, notamment au sein de l’association « Maasai Wilderness Conservation Trust » dans laquelle il milite depuis plus de dix ans pour protéger et préserver les communautés d’Afrique de l’Est et améliorer l’accès à l’éducation et aux soins des habitants de cette région.

C’est dans ce cadre qu’il a d’ailleurs participé au Marathon de New York l’année dernière, récoltant 1 million de dollars pour les communautés auprès desquelles l’association intervient.

Edward Norton fait également parti d’un groupe qui a lancé récemment un réseau social innovant sur Internet. Baptisé « Crowdrise », il est destiné à renforcer la participation de l’opinion publique mondiale à des initiatives caritatives et à collecter des fonds en ligne pour financer des projets.

« Edward Norton a mis le pouvoir mondial des célébrités au service de problèmes mondiaux comme la conservation et le développement de communautés menacées, des causes qui lui tiennent clairement à cœur », a déclaré le Secrétaire général Ban Ki-moon en annonçant la nomination de l’acteur.

« Ses efforts pour préserver la biodiversité et promouvoir les écosystèmes en Afrique de l’Est sont réellement impressionnants. J’espère que sa dernière initiative « Crowdrise » va inciter beaucoup de gens à s’impliquer dans la protection de la biodiversité dont dépend notre bien-être à tous », a-t-il ajouté.

De son côté, le Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique (CDB), Ahmed Djoghlaf, a rappelé que l’un des objectifs de l’Année internationale de la biodiversité, décrétée pour 2010, était justement de reconnecter les peuples avec la nature et d’attirer l’attention de la communauté et de l’opinion publique internationale sur le problème de la disparition constante et régulière de la diversité biologique.

« Je suis extrêmement reconnaissant à Edward Norton d’avoir accepté de nous aider à diffuser notre message : la biodiversité, c’est la vie, la biodiversité, c’est nos vies. Il va accroître la sensibilisation des gens sur la nécessité d’agir en urgence pour le bénéfice de la vie sur terre », a-t-il expliqué, avant de rappeler que d’autres organisations avait déjà largement reconnu ses efforts.

Ahmed Djoghlaf a notamment cité le titre de « Bon gardien » que lui a attribué le Forum ICCF (International Conservation Caucus Foundation) qui réuni les chefs d’état des pays centrafricains membres du Partenariat pour la protection des forêts du bassin du Congo (PFBC) et œuvre à réanimer le soutien du Congrès et du gouvernement américain aux objectifs de conservation de ce programme. « Edward Norton a également reçu le titre de « Citoyen mondial de l’environnement », décerné par la Centre de santé et de l’environnement mondial, de l’école de médecine de l’Université Harvard », a-t-il ajouté.
Lors d’une conférence de presse jeudi, au siège de l’ONU, Edward Norton a expliqué que son engagement trouvait ses origines dans sa famille, ses deux parents étant eux-mêmes de fervents défenseurs de l’environnement, membres actifs de plusieurs organisations non gouvernementales.

« Je pense qu’aujourd’hui, en particulier en ces temps de marée noire dans le Golfe du Mexique, de plus en plus de gens prennent conscience du fait que le bien-être des hommes est étroitement lié à la biodiversité et que sa protection doit être au sommet des priorités », a-t-il déclaré, ajoutant que son action pour l’ONU prenait encore plus de sens dans la mesure où les menaces sur la biodiversité (déforestation, surpêche?) seraient éliminés dans le cadre d’accord internationaux impliquant tous les pays de la planète.

Le 22 septembre prochain, une réunion à haut niveau rassemblant les chefs d’Etats et de gouvernements des Etats Membres se tiendra à New York, en marge de la 65ème Assemblée générale de l’ONU. Du 18 au 29 octobre, la ville de Nagoya, au Japon, accueillera aussi la dixième conférence internationale de révision de la Convention sur la diversité biologique.

Ces deux évènements majeurs, organisés par l’ONU, sont destinés à façonner la réponse mondiale aux menaces qui pèsent aujourd’hui sur la biodiversité de la planète et qui sont exacerbées par le réchauffement climatique. La Conférence de Nagoya doit déboucher sur l’établissement d’objectifs précis à atteindre en 2020 et 2050 pour assurer la préservation et le renouvellement de la biodiversité.

(Interview : Ahmed Djoghlaf, Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique; propos recueillis par Jérôme Longué)


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20/10/2017
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