Afrique du Sud : plan d'urgence de l'OIM face aux risques de violences xénophobes

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) de concert avec le gouvernement sud-africain, les agences de l'ONU et les ONG locales travaille à l'élaboration d'un plan en vue d'un éventuel exode des migrants zimbabwéens vulnérables qui fuient les menaces de violences xénophobes faisant suite à la Coupe du monde.

Xénéphobie en Afrique du Sud

Xénéphobie en Afrique du Sud

Selon des informations recueillies par le centre de réception et de soutien de l’OIM situé dans la ville frontalière de Beitbridge, de nombreux Zimbabwéens ont décidé de retourner momentanément dans leur pays à cause de la crainte d’une réapparition des violences en Afrique du Sud. La ville de Musina, située approximativement à 20 kilomètres de la frontière du Zimbabwe, constitue traditionnellement un point de passage pour un grand nombre de migrants. Cependant, note l’OIM, le trafic de camions chargés de meubles et de biens des migrants s’est fortement accru la semaine dernière.

Des programmes d’urgences menés en concertation avec des partenaires de l’OIM comprennent le pré-positionnement de vivres et de kits d’hygiène mais aussi l’adoption de mesures visant à accélérer le traitement administratif des documents en cas de retour massif de Zimbabwéens dans leur pays d’origine. L’OIM estime à environ 1,5 million le nombre de Zimbabwéens présents en Afrique du Sud.

(Interview : Jean-Philippe Chauzy, porte-parole de l’OIM; propos recueillis par Alpha Diallo)


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23/10/2017
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