Tensions au Kirghizstan: les humanitaires ne baissent pas les bras

Les tensions interethniques qui perdurent dans le sud du Kirghizstan gênent le travail des humanitaires malgré une montée en puissance de l'aide aux 400.000 réfugiés et déplacés de la région, a prévenu mardi l'ONU.

Carte du Kirghisistan

Carte du Kirghisistan

“La situation reste toujours tendue au Kirghizstan, la sécurité n’est toujours pas totale et notamment à Och, épicentre des tensions interethniques, où il y a encore des barricades”, a expliqué la Porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU, Elisabeth Byrs.

L’incident qui a fait lundi deux morts à Nariman, une commune limitrophe d’Och dans le sud du pays, près de la frontière ouzbèke, est significatif de la “grande volatilité” qui demeure dans la région avant la date clé du référendum sur les réformes constitutionnelles du 27 juin, a-t-elle ajoutée.

“Cette question d’insécurité et de tension fait que les distributions sont difficiles, les opérations humanitaires sont gênées bien que l’ONU et ses partenaires augmentent en puissance leur assistance”, a-t-elle martelé.

Cependant, les humanitaires ne baissent pas les bras. Un autre avion doit partir de Genève mercredi, avec à son bord de l’aide et des vivres aux victimes des deux communautés dans un souci d’équité.

Les agences restent, toutefois, confrontées à un problème de “confiance” des populations.

Plus de 30 avions humanitaires (ONU et ONG confondus) sont arrivés au Kirghizstan et en Ouzbékistan depuis le début des violences entre les communautés kirghize et ouzbèke. Celles-ci ont éclaté dans la nuit du 10 au 11 juin à Och avant de se répandre dans la région voisine de Djalal-Abad. Ces violences ont fait jusqu’à 2.000 morts, selon les autorités kirghizes.

(Extrait sonore : Elisabeth Byrs, Porte-parole de la Coordination Humanitaire des Nations Unies ; propos recueillis par Alpha Diallo)


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15/12/2017
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