L'Iran sévèrement sanctionné par le Conseil de sécurité

L'Iran est désormais sous sanctions du Conseil de sécurité les "sanctions les plus importantes" auxquelles il ait jamais été confronté. Un vote qui est passé ce mercredi avec 12 voix pour, deux voix contre et une abstention.

Le Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité

Les co-parrains du projet de résolution l’ont mis au vote ce mercredi à 11 heures, heure de New York. Il s’agit de la quatrième résolution de sanctions entreprise envers l’Iran au sujet de son approche nucléaire, les trois premières ayant été ignorées par Téhéran.

La résolution prévoit que l’Iran ne pourra investir à l’étranger dans certaines activités sensibles comme les mines d’uranium et que ses navires pourront être inspectés en haute mer.

La résolution s’accompagne de trois annexes contenant des listes de particuliers, d’entités et de banques de nationalité iranienne qui s’ajouteront à ceux qui sont déjà frappés de sanctions individuelles — gel des avoirs financiers et interdiction de voyager à l’étranger.

Les annexes ne contiennent qu’un nom de particulier, Javad Rahiqi, chef du Centre de technologie nucléaire d’Ispahan de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (AEOI), mais 40 noms d’entités et banques.
Parmi elles, 22 sont considérées comme associées aux activités nucléaires et balistiques de l’Iran, 15 sont contrôlées par ou associées au corps des Gardiens de la révolution islamique et 3 sont contrôlées par la compagnie maritime de la république iranienne.
Au rang des opposants au vote : le Brésil et la Turquie.

Le Brésil qui au nom de sa représentante a laissé entendre que les sanctions étaient contre productives, qu’elles contribueraient davantage aux souffrances de la population et qu’elles tueraient toutes possibilités de dialogue.

La Turquie et le Brésil avaient conclu à la mi-mai un accord avec l’Iran prévoyant l’échange en Turquie de 1.200 kilos d’uranium iranien faiblement enrichi contre 120 kilos de combustible enrichi à 20% fourni par les grandes puissances et destiné au réacteur de recherche nucléaire à finalité médicale de Téhéran.

Quoique saluée aujourd’hui par la Turquie et le Brésil au Conseil de sécurité, cette proposition a été accueillie froidement par les grandes puissances, qui y ont vu une manœuvre de diversion, notamment parce que l’Iran avait dit son intention de continuer à enrichir de l’uranium à 20% même si l’accord était accepté.

(Mise en perspective de Maha Fayek)


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20/10/2017
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