CNUCED : favoriser une économie cacaoyère durable

La Conférence des Nations Unies sur le cacao a entamé, ce 21 juin à Genève, les négociations en vue de renouveler le cadre régissant la filière cacao.

Photo : FAO

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L’objectif de cette conférence, organisée sous l’égide de la Conférence de l’ONU sur le commerce et le développement (CNUCED), est d’arriver à un nouvel instrument qui devrait succéder l’Accord international de 2001. L’Accord vise à favoriser une économie cacaoyère durable, tant sur le plan social qu’environnemental, et une meilleure transparence du marché.

Parmi les points importants à débattre, la question de la durabilité. « Il s’agit de s’accorder sur le concept de la durabilité de l’économie cacaoyère mondiale fondée sur la dimension environnementale, économique et sociale », fait remarquer le Président de la Conférence des Nations Unies sur le cacao et Représentant de la Côte d’Ivoire à l’Office des Nations Unies à Genève. Autre point des négociations, la transparence des statistiques du marché, l’exigence d’une plus grande transparence économique qui vise implicitement les pays consommateurs. En particulier la mise à disposition des statistiques et chiffres-clés du commerce cacaoyer.

Mais derrière ces enjeux l’Ambassadeur de la Côte d’Ivoire note que l’économie du cacao concourt à la lutte contre la pauvreté. « Il est important de rappeler aux différents acteurs de la filière qu’en créant les conditions du bien être du petit exploitant agricole en Côte d’Ivoire ou au Brésil, vous participez à la pérennisation de la culture du cacao pour répondre aux besoins des consommateurs du Nord », ajoute Guy-Alain Emmanuel Gauze.

Par ailleurs l’Ambassadeur ivoirien rappelle les menaces sur la filière cacaoyère, des « menaces qui portent sur cette problématique du travail des enfants dans la culture du cacao en Afrique ». Selon Guy-Alain Emmanuel Gauze, aucun pays producteur n’est exempt de cette menace et c’est pourquoi la durabilité dans sa dimension sociale constitue un élément important dans ces négociations.

« La menace fondamentale c’est justement celle que font planer certains pays consommateurs du Nord sur certains pays producteurs du Sud, au motif que ceux ci auraient recours au travail des enfants. Ce qui n’est pas toujours vrai du reste », note le Président de la Conférence des Nations Unies sur le cacao. Cet Accord remplacera celui de 2001, en vigueur jusqu’en 2012. Septième du genre depuis 1973, date de la création de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO).

(Extrait sonore : Guy-Alain Emmanuel Gauze, Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies à Genève et président de la Conférence des Nations Unies sur le cacao ; Propos recueillis par Alpha Diallo).


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11/12/2017
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