Cacao : un nouvel instrument de régulation

Les négociations pour un renouvellement du cadre régissant la filière cacao se sont achevées à Genève. Cette Conférence des Nations Unies sur le cacao, organisée sous l'égide de la CNUCED, a débouché sur la signature d'un nouvel instrument qui devrait succéder l'Accord international de 2001.

Photo : FAO

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Ce nouvel accord entend favoriser l’obtention de prix justes produisant des recettes équitables pour les producteurs et les consommateurs au sein de la filière cacao. Accord qui contribuera ainsi à un développement équilibré de l’économie cacaoyère mondiale.

L’Accord entrera en vigueur à titre définitif le 1er octobre 2012, si au moins cinq pays exportateurs groupant 80 % au moins des exportations totales de cacao, et des gouvernements qui représentent des pays importateurs groupant 60 % au moins des importations totales, ont déposé leurs instruments de ratification.

Mais pour le Porte-parole des pays producteurs de cacao, cette décision consensuelle rappelle la question de la « juste rémunération des paysans des pays producteurs ». « C’est un accord pour une économie cacaoyère durable et pour une transparence du marché », note l’Ivoirien St-Cyr Djikalou. Pour y arriver, ce nouvel accord trouvé entre pays producteurs et consommateurs entend également promouvoir la transparence de l’économie cacaoyère mondiale, par une collecte et une diffusion de statistiques pertinentes. Objectif visé, la réalisation d’études appropriées, mais également encourager l’élimination de barrières commerciales.

Ce nouvel instrument demande en outre aux pays membres d’encourager la consommation de chocolat et de produits à base de cacao, à améliorer la qualité des produits et à développer les marchés du cacao. Un article qui ressemble à un rappel à l’ordre pour demander aux pays d’éliminer ou de réduire de façon significative les obstacles intérieurs au développement de la consommation du cacao.

Selon le Porte-parole des pays producteurs de cacao, ce nouveau document changera ou renforcera la transparence du marché, en vue d’une protection durable des producteurs. « J’entends par transparence du marché, les informations sur les stocks de fèves, sur les provisions de produits semi-finis ou sur le beurre de cacao » fait remarquer St-Cyr Djikalou.

En conclusion, St-Cyr Djikalou espère que ce nouvel accord permettra d’avoir « une économie cacaoyère durable, valable ; une économie dotée d’une bonne productivité et d’une bonne rentabilité qui s’étendent sur des chaînes de valeur de la production à la consommation ».

(Interview : St-Cyr Djikalou, Porte-parole des pays producteurs de cacao; propos recueillis par Alpha Diallo)

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14/12/2017
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