TNP : France/ pays arabes, mêmes préoccupations

La Conférence d'examen de 2010 du TNP poursuit son débat général pour la troisième journée à New York avec évidemment l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques,

les défis de la communauté internationale, le non respect des obligations de non prolifération, mais encore comme l’ont exprimé plusieurs intervenants au débat mardi, la nécessité de dénucléariser le Moyen Orient, avec l’obligation pour Israël d’adhérer au TNP.

Au nom de la ligue arabe, le Liban a mis l’accent sur la réanimation du TNP, pierre angulaire de la non prolifération. L’inertie qui a prévalu dans la mise en œuvre de la résolution qui appelait à faire du Moyen-Orient une zone exempte d’armes nucléaires, adoptée lors de la Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération nucléaire en 1995, a sapé selon la Ligue arabe la crédibilité du TNP et en a fait même une source d’instabilité au Moyen-Orient.

La même ligue arabe qui rappelle que cette zone dénucléarisée n’est toujours pas devenue réalité car elle  “demeure l’otage du refus d’Israël d’adhérer au TNP et de soumettre ses installations aux inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)”.
Les intervenants dans leur majorité ont réitéré que sans l’établissement de cette zone, il sera difficile d’envisager comment mettre fin à une potentielle course aux armements dans la région…

La seule voie à suivre pour sortir de la crise telle que prônée par de nombreuses délégations, n’est autre que l’adhésion d’Israël au TNP, et celle de tous les pays de la région aux Protocoles additionnels de l’AIEA. Ces mesures favoriseraient la mise en place d’une zone exempte d’armes nucléaires qui serait dès lors soumise au régime de vérification de l’AIEA.

A l’autre bout de la scène l’Europe fait entendre sa voix… La France en tête de ligne… Après quelques phrases de préambule Eric Danon qui s’est exprimé mardi a attiré l’attention des participants sur le fait qu’en près de 15 ans, la France a réduit de moitié le nombre de ses ogives nucléaires et communiqué, dans un souci de transparence, le plafond de son arsenal global.

Et d’ajouter : `Notre doctrine, strictement défensive, limite rigoureusement le rôle des armes nucléaires, en réservant la mise en œuvre de la dissuasion aux cas extrêmes de légitime défense…”

(Mise en perspective de Maha Fayek, avec des extraits sonores des représentants de la France et de la Ligue arabe,  à  la Conférence d’examen de 2010 du TNP)

LE DERNIER JOURNAL
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13/12/2017
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