Education des filles : fin de la conférence de Dakar

Fin ce 20 mai à Dakar, la capitale du Sénégal, d'une conférence qui a pour objectif de trouver de nouveaux moyens pour assurer le droit à l'éducation de près de 56 millions d'enfants, dont la plupart sont des filles.

Cette rencontre qui a débuté le 17 mai est organisée par l’Initiative des Nations Unies pour l’éducation des filles (UNGEI) et est axée sur l’éducation pour l’égalité des sexes et l’engagement pour l’équité.

Cette conférence marque le dixième anniversaire du partenariat mondial de l’UNGEI. Au cours des dix dernières années, des progrès ont été obtenus pour l’éducation des filles et le nombre de filles et de garçons scolarisés dans le monde entier a nettement augmenté. Les écarts entre les sexes ont été comblés, ou sont en train de se combler, dans la plupart des régions, notamment en Europe centrale et orientale, en Asie de l’Est et en Amérique latine.

Cependant, quelque 56 millions d’enfants – dont plus de la moitié sont des filles – risquent de ne toujours pas être scolarisés en 2015 sur la base des tendances actuelles. De nombreux pays n’ont pas pu atteindre les cibles des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) de 2005 ainsi que d’autres cibles internationales sur l’éducation et la parité des sexes. Plus des deux tiers des enfants non scolarisés aujourd’hui vivent en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l’Ouest.

L’UNICEF indique qu’à ce rythme, 56 millions de vies seront brisées en 2015 par le manque d’accès à l’éducation, et l’on aura gâché 56 millions d’occasions de promouvoir le développement économique. L’UNICEF précise que cette conférence a pour but d’améliorer l’avenir de ces enfants qui sont déjà marginalisés et vulnérables, et qui risquent de se retrouver encore plus à la traîne si on ne leur offre pas l’accès à l’éducation.

La conférence réunit de nombreux participants venus du monde entier, dont plus de 200 spécialistes de la question des représentants de gouvernements, de la société civile ainsi que d’autres partenaires de développement, afin d’examiner la façon d’améliorer l’accès des enfants aux salles de classe et ainsi à un avenir meilleur. La pauvreté, la violence, une mauvaise santé et le changement climatique sont souvent des obstacles qui empêchent les filles de s’inscrire à l’école; la mauvaise qualité de l’éducation les empêche d’y rester.

(Extrait sonore : Cheryl Gregory Faye, Chef du Secrétariat de l’Initiative des Nations Unies pour l’éducation des filles (UNGEI) ; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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13/12/2017
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