CPI: les avocates africaines encouragées à intervenir

La Cour pénale internationale (CPI) et l'International Bar Association (IBA) ont lancé ce 12 mai une campagne de six mois destinée à accroître le nombre d'avocates autorisées à représenter des suspects, des accusés ou des victimes devant la CPI.

Dans sa première phase, la campagne sera axée sur les pays africains. Si cette campagne rencontre suffisamment de succès, la CPI et l’International Bar Association envisageront de l’étendre à d’autres régions du monde. Il est essentiel pour la Cour de parvenir à une représentation égale des hommes et des femmes parmi les conseils plaidant devant elle », a déclaré Silvana Arbia, le Greffier de la CPI.


La Cour précise que le droit de se faire assister par un conseil est un élément fondamental tant pour les suspects et accusés que pour les victimes. Si tout accusé ou toute victime devrait pouvoir choisir son conseil à partir d’une liste d’avocats hautement qualifiés, il devrait également pouvoir indiquer s’il préfère se faire assister par un homme ou par une femme. C’est d’autant plus important, selon la CPI, dans le cas de victimes de crimes tels que des violences sexuelles à l’encontre des femmes ou de crimes sexistes.

À ce jour, les femmes demeurent sous-représentées dans la liste des conseils de la CPI. Si aujourd’hui elles représentent 47,6 % des 63 personnes inscrites sur la liste des personnes assistant un conseil, elles ne constituent que 18,2 % des 335 personnes inscrites sur la liste des conseils. La CPI estime nécessaire d’accroître en particulier le nombre de femmes conseils originaires d’Afrique, notamment de pays dans lesquels la Cour enquête. Actuellement, moins de 4 % des conseils inscrits sur la liste de la CPI sont des femmes africaines.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)


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23/10/2017
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